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Des solutions pour améliorer le sommeil chez les travailleurs de nuit du réseau de la santé

Tout le monde n'est pas égal face au travail de nuit. Si certains le tolèrent très bien, d'autres, en revanche, supportent mal de travailler alors que tout le monde dort et de dormir lorsque les autres ont les yeux ouverts. Dans le réseau hospitalier, où le travail nocturne est une réalité, nombreux sont les travailleurs de nuit à souffrir de difficultés de sommeil liées à leur travail. Pour les aider à surmonter ce problème, une équipe de chercheurs du Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec (CRIUSMQ) - CIUSSS de la Capitale-Nationale a développé une nouvelle méthode prometteuse qui a déjà donné des résultats encourageants chez un petit groupe de la région de Québec. L'intervention sera bientôt testée auprès d'un large éventail de travailleurs de nuit du réseau de la santé.

Cette étude à venir, menée par l'équipe de la Dre Annie Vallières, professeure agrégée à l'École de psychologie de l'Université Laval, directrice du Laboratoire axé sur l'étude des variables sociales, psychologiques et culturelles associées au sommeil et chercheuse au CRIUSMQ et au CHU de Québec, s'inscrit dans la continuité des travaux réalisés par la chercheuse depuis de nombreuses années auprès des travailleurs du réseau hospitalier québécois. 

Au total, 140 personnes seront recrutées au cours des prochaines semaines afin de mieux comprendre le sommeil des travailleurs de nuit et de mettre à l'épreuve le nouveau traitement pour ceux qui en ont besoin. « Avec chaque participant, nous allons pendant deux semaines évaluer leur sommeil sur une période de 24 heures. Nous nous intéressons aussi à leur vie sociale et familiale. Cela est essentiel pour pouvoir les aider. Pour ceux qui éprouvent des difficultés de sommeil, une intervention comportementale pour améliorer leur sommeil leur sera offerte. Par exemple, un travailleur de nuit qui a de la difficulté à faire une sieste avant de débuter son quart de travail se verra outillé par un psychologue afin de faciliter l'endormissement et de bénéficier ainsi d'un sommeil réparateur. Nos interventions se situeront uniquement sur le plan comportemental. Un projet pilote, auprès d'un petit échantillon de travailleurs de nuit, a fourni des résultats très prometteurs. Nous avons observé une nette amélioration de leur temps de sommeil et moins de somnolence dans les périodes d'éveil », fait valoir Dre Vallières. 

La chercheuse aimerait que la méthode soit éventuellement dispensée à l'ensemble des travailleurs du réseau de la santé au Québec. Les étudiants souhaitent travailler en milieu hospitalier pourrait aussi en bénéficier pendant leurs études. « Il y aura toujours des travailleurs de nuit dans le milieu de la santé. Il est important de pouvoir les accompagner afin de les aider à conserver une bonne qualité de sommeil et ainsi demeurer plus alertes et efficaces dans leur travail. Nous savons l'importance qu'ils accordent à leur vigilance. Ce sont des professionnels de haut calibre, qui donnent le meilleur d'eux-mêmes à la société, et il importe de pouvoir leur offrir le soutien nécessaire. La méthode pourrait très bien être dispensée aux futurs médecins ou infirmiers, afin qu'ils puissent d'ores et déjà se préparer au travail de nuit », estime la chercheuse. 

Mentionnons que l'étude vise également à recruter des participants qui ne souffrent pas de difficultés de sommeil liées à l'horaire de travail, ceci afin de pouvoir établir un comparatif entre les dormeurs satisfaits et insatisfaits. Pour participer à l'étude, veuillez contacter Mme Séverine Garnier, coordonnatrice de la recherche, au numéro 418-663-5000 poste 4766, ou par courriel à labopscsom@gmail.com.    

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