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Un lundi difficile à l’horizon

 

Si le passage à l'heure avancée signifie que le printemps est finalement à nos portes, il n'est pas sans causer bien des problèmes aux Québécois, qui vivront certainement demain matin une journée plus difficile, ponctuée d'irritabilité et d'accidents.

À 2 h, heure normale la nuit dernière, les horloges de la province ont dû être réglées à 3 h, heure avancée. La perte d'une heure de sommeil forcée par ce changement causera plus d'accidents de toutes sortes, mais surtout sur le réseau routier.

«Selon des recherches américaines, on observe une augmentation d'accidents de 7 % le lundi matin suivant le changement d'heure. Tout le monde a perdu une heure de sommeil au même moment. Les gens sont ainsi tous un peu irritables», explique Marc Hébert, chercheur à l'Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Stress et fatigue

Plusieurs recherches rapportent également que les taux d'accidents de travail et d'infarctus augmentent aussi en raison du stress et de la fatigue que ce changement peut causer. Si les enfants d'âge scolaire ainsi que les personnes âgées sont plus vulnérables à ces effets, ceux qui ont le sommeil léger - qui sont de plus en plus nombreux - devraient aussi prendre garde. «Ça s'ajoute à ce qui est déjà perdu», avertit le chercheur.Pour que le rythme se réajuste, une à deux journées devraient suffire pour la majorité des gens, mais les personnes aux horaires plus stricts pourraient avoir besoin d'une semaine pour resynchroniser leur horloge biologique.

Positif

Certes, l'heure avancée rendra les gens plus grognons, mais n'aura pas que des effets négatifs, selon Marc Hébert, qui a été un des premiers à étudier la luminothérapie.«Avec le gain de luminosité en fin de journée, on augmente nos possibilités de sociabilité. C'est beaucoup plus agréable et ça diminue les risques d'accident lors du retour à la maison», fait-il valoir.Un avis que ne partage pas Joseph De Koninck, qui croit pour sa part que l'on devrait demeurer à l'heure naturelle d'hiver toute l'année. «Ça ne vaut pas la peine de vivre ça deux fois par année. Je pense que les coûts sur la santé physique et mentale sont trop importants», avance le professeur spécialiste en sommeil de l'Université d'Ottawa.    

Lirec et article dans Le Journal de Montréal.

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