Joël Macoir, professeur et chercheur retraité du Centre de recherche CERVO, propose dans un article de La Presse de soumettre les promesses électorales à une sorte d’évaluation par les pairs, comme en science. Il passe en revue cinq engagements. La plateforme de télésanté du PLQ ne réduirait pas les visites aux urgences, selon une méta-analyse. Le lien entre immigration et logement établi par le PQ est réel, mais n’expliquerait qu’environ 11 % de la hausse des prix. Le plafonnement des loyers de QS freine les hausses, mais peut nuire à l’offre locative. La tarification du carbone que le PCQ veut abandonner réduit en moyenne les émissions d’environ 10 %. Enfin, multiplier les examens d’imagerie, comme le propose la CAQ, ne garantit pas de meilleurs soins. Sa conclusion : le problème tient moins aux promesses qu’à la certitude avec laquelle on en annonce les effets.

