La thèse de doctorat de Laurence Dion-Albert du laboratoire de Caroline Ménard a été récompensée par un Prix d’Excellence de l’ADESAQ 2026, dans le secteur Sciences de la santé.
Sa thèse « Sex-dependent regulation of cerebrovascular integrity in chronic social stress and depression » examine les altérations de la barrière hématoencéphalique (BHE) comme mécanisme du trouble dépressif majeur, en mettant l’accent sur les différences entre les sexes, longtemps négligées malgré une prévalence nettement plus élevée chez les femmes. L’auteure montre que le stress social chronique provoque chez les souris femelles une perte d’intégrité de la BHE dans le cortex préfrontal — et non dans le noyau accumbens comme chez les mâles — et que son ouverture artificielle suffit à induire des comportements anxieux et dépressifs. Les péricytes en sont le mécanisme sous-jacent : leur ablation reproduit ces comportements, alors que le renforcement de la communication péricyte-endothélium favorise la résilience. Corroborés par des tissus post-mortem de femmes déprimées, ces résultats plaident pour la prise en compte du sexe biologique dans le développement de traitements personnalisés.

