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2601 Chemin de la Canardière
Québec (Québec)
G1J 2G3
Canada
Professeure titulaire
Directrice des programmes de 1er cycle
Département d’anthropologie
Faculté des sciences sociales
Université Laval
Cervo
McGill Group for Suicide Studies (mgss.ca)
Centre Nutrition, santé et société (NUTRISS)
Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF)
Axe de recherche:
Neurosciences cliniques et cognitives
Je suis anthropologue de la médecine et mes recherches se situent à l’intersection de l’anthropologie de la psychiatrie, des études scientifiques et technologiques et des études critiques sur le handicap. Mes activités de recherche comprennent deux axes.
1. Une exploration de la recherche en neuroépigénétique et en neurosciences, en mettant l’accent sur la façon dont l’adversité de la petite enfance est pensée avoir un impact sur le risque de suicide. J’examine l’intégration de l’environnement social et des conceptions des temporalités du risque dans les modèles de recherche, en soulignant les tensions entre la complexité de la recherche et son opérationnalisation. La recherche compare les modèles scientifiques du risque de suicide aux récits de vie de personnes suicidaires ou aux récits de membres de la famille de personnes décédées par suicide.
2. Une réimagination de la recherche sur les implants cochléaires qui documente les expériences des personnes qui les utilisent, identifie ce qui est actuellement mesuré à propos de ces expériences et ce que les personnes sourdes aimeraient que les chercheurs et les cliniciens sachent de leurs expériences. Le projet mobilise une expertise interdisciplinaire pour comprendre différemment les expériences avec les IC et produire de nouvelles compréhensions biosociales critiques des expériences sensorielles avec les neurotechnologies.
Stéphanie Lloyd est anthropologue de la médecine dont les recherches se situent à l’intersection de l’anthropologie de la psychiatrie, science and technology studies et critical disability studies. Ses activités de recherche comprennent deux axes.
Le premier est une étude sur la production des connaissances et des pratiques en neuroépigénétique et neurosciences. Spécifiquement, elle s’intéresse à la manière avec laquelle les scientifiques relient les expériences d’adversité pendant la jeunesse avec le risque suicidaire plus tard dans la vie. L’épigénétique environnementale est un champ qui explore les modalités selon lesquelles l’expression de l’ADN est modifiée par des facteurs environnementaux à la fois au cours de la vie des individus et potentiellement entre les générations. Elle porte une attention particulièrement sur la façon dont l’environnement social est conçu dans ces recherches ainsi que les conceptions des temporalités de risque dans les modèles qui en résultent. La recherche examine les tensions entre les intérêts des chercheurs pour l’étude de la complexité des liens entre environnement et développement humain et leur besoin stratégique de réduire l’environnement en l’opérationnalisant dans des protocoles de recherche. De manière plus large, sa recherche interroge l’impact des modèles épigénétiques sur les théories du développement et de la plasticité humaine. Elle compare les modèles du risque suicidaire des scientifiques aux récits de vies des personnes suicidaires ou les récits des membres de famille des personnes qui sont décédées par suicide.
Le deuxième axe de recherche vise à « perturber » la recherche conventionnelle sur les implants cochléaires (ICs) par le dialogue interdisciplinaire et l’innovation fondée sur les expériences des personnes avec les ICs. Le projet vise à [1] documenter les expériences des gens avec ICs; [2] identifier ce qui est actuellement mesuré ou non sur ces expériences dans les espaces cliniques et de recherche; [3] cataloguer ce que les personnes avec les IC veulent mettre en lumière, rendre perceptible et faire connaître à propos de leurs expériences (par exemple, expériences sensorielles, styles de communication, problèmes personnels ou professionnels); [4] mobiliser l’expertise interdisciplinaire pour travailler sur des ensembles de données (par exemple, des témoignages expérientiels, des fichiers audiologiques, des mesures neurophysiologiques) pour comprendre les expériences avec les ICs différemment. En utilisant une approche ancrée dans les épistémologies des personnes sourdes et guidée par les principes de la justice du design, le projet accordera une attention particulière aux expériences avec les ICs dans le but de révéler ce que les cadres conventionnels de mesure de ces expériences ont tendance à exclure ou à ignorer.
Ph. D., Université McGill, 2007
